Abordé par l’ensemble des échelles territoriales, le changement climatique est un enjeu majeur du 21e siècle. Son impact global va affecter les équilibres biologiques et physiques des territoires. Pour s’y préparer, deux types d’actions sont envisageables : l’adaptation (vivre avec un climat différent), et l’atténuation (limiter l’intensité du changement climatique en diminuant les émissions de gaz à effet de serre).
Les travaux du GIEC

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.
Le GIEC publie des rapports sur l’évolution du climat à l’échelle du globe ; il met en évidence les origines de ce changement climatique et propose aux décideurs des actions à mettre en œuvre pour le limiter et s’y adapter. Il procure des analyses scientifiques sur lesquelles se basent les Conférences des Parties (COP), réunions entre pays signataires de la convention climat des nations unies.

La stratégie de la France
Sur l’atténuation
La Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. Elle donne des orientations pour mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activité, la transition vers une économie bas-carbone, circulaire et durable. Elle définit une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et fixe des objectifs à court-moyen termes : les budgets carbone.
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/strategie-nationale-bas-carbone-snbc
Sur l’adaptation
Pour avancer de manière coordonnée sur le sujet de l’adaptation au changement climatique, la France se dote d’une trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Définie à partir du scénario tendanciel selon les scientifiques du GIEC, elle doit servir de référence à toutes les actions d’adaptation menées en France.

Dans le scénario retenu, le réchauffement mondial se poursuit et atteint + 3 °C en 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, soit environ + 4 °C en moyenne sur la France hexagonale et la Corse, qui se réchauffent en moyenne plus rapidement. Ce scénario prend en compte les politiques mondiales en place pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et les engagements supplémentaires des États tels qu’exprimés dans leurs contributions nationales demandées par l’Accord de Paris. Il a vocation à être révisé à échéances régulières en fonction du niveau de réchauffement mondial atteint et des projections scientifiques afin d’ajuster, le cas échéant, le rythme d’adaptation.
Sur les sujets climat à l’échelle de la France, vous pouvez également consulter les rapports du Haut Conseil pour le Climat, organisme indépendant français constitué d’experts sur le sujet : https://www.hautconseilclimat.fr/
Le changement climatique en PACA
Depuis la COP 21 et les accords de Paris sur le climat, la France a légiféré via la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (2015), en décentralisant l’action vers les Régions et les intercommunalités, en nommant les premières cheffes de file, et en nommant les EPCI coordinateurs de la transition énergétique locale au travers de leurs Plan Climat Air Énergie Territorial.
La Région Sud, cheffe de file en PACA, agrège les démarches locales pour une Région plus respectueuse de l’environnement via ses COP régionales et les accords pour la transition écologique en PACA. L’État, les collectivités, les acteurs privés, associatifs et citoyens peuvent s’engager dans ces accords. Ils ont été ratifiés par l’intercommunalité Golfe de Saint-Tropez durant l’année 2025.
Pour plus d’information : https://connaissance-territoire.maregionsud.fr/accords-pour-la-transition-ecologique-en-provence-alpes-cote-dazur

Pour les travaux scientifiques de référence sur l’évolution du climat en région PACA, vous pouvez consulter le site du groupe régional d’experts sur le climat en région sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (grec-sud) : https://www.grec-sud.fr/
État des connaissances à l’échelle du massif des Maures
L’agence de la Transition écologique (ADEME) a accompagné, en 2023/2024, une étude à l’échelle du massif des maures, nommée Trajectoire d’adaptation au changement climatique des territoires (TACCT). Cette étude a permis de faire émerger un diagnostic territorial (état des lieux) ainsi qu’une stratégie à mettre en œuvre. Ces premiers travaux locaux permettent de mettre en évidence les tendances de l’évolution du climat à l’échelle du massif des Maures, et esquissent les actions qui pourront être mises en œuvre dans les politiques locales.
Vous pouvez consulter le diagnostic et la stratégie élaborés par le Syndicat mixte du massif sur cette page, et consulter leur site internet : https://syndicatmixtedumassifdesmaures.fr/
Vous pouvez également retrouver des données à l’échelle des territoires (intercommunalités, communes) sur l’interface FACILI-TACCT : https://facili-tacct.beta.gouv.fr/
Les évolutions climatiques attendues sur le territoire de l’intercommunalité
Caractérisé par un climat méditerranéen chaud et sec en été et doux et humide en hiver, le golfe de Saint-Tropez dispose d’un climat idéal, jouant en faveur de son attractivité touristique.
Le changement climatique n’épargnera malheureusement pas le territoire, qui sera impacté sur plusieurs aspects. Déjà sujet à des aléas naturels marqués (feux de forêts, inondations, submersions marines…), l’évolution des températures va avoir des effets notables, comme l’augmentation du nombre de jours favorables aux incendies, de jours canicule, de nuits tropicales, l’élévation du niveau de la mer, l’allongement de la période d’activité du moustique, etc.

Ces observations sur les évolutions du climat local sont aussi accompagnées par des incertitudes. Si des tendances sont clairement identifiées (augmentation des températures moyennes, diminution du nombre de jours de gel, sécheresses plus marquées en été…), des incertitudes demeurent, notamment sur l’évolution des régimes de précipitation et leur répartition à l’année : quelle quantité à l’année, quelle évolution du nombre de jours de forte pluie… Sur ce sujet, vous pouvez consulter la page dédiée du groupe régional d’experts sur le climat en région sud Provence-Alpes-Côte d’Azur : https://www.grec-sud.fr/article-cahier/le-cahier-ville/les-avenirs-climatiques-de-la-region/quelles-evolutions-du-climat-en-provence-alpes-cote-dazur/
Vous retrouverez les trajectoires d’évolutions pour le territoire du Golfe de Saint-Tropez dans les trois documents annexe, générés par « CLIMATDIAG » aux horizons 2030, 2050 et 2100. Pour aller plus loin, les effets de l’évolution du climat sur les territoires (à l’échelle intercommunale ou communale) peuvent être générés pour le territoire de votre choix à l’adresse suivante : https://meteofrance.com/climadiag-commune
Les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du golfe
En 2023, les émissions de gaz à effet de serre produites sur le territoire s’élevaient à 239 000 tonnes de CO2 équivalent. Les émissions par habitant, exprimées en CO2/habitant, sont assez basses (3,2 tonnes) comparées à la moyenne en région PACA (6,2 tonnes).
Ces résultats doivent être tempérés par le fait que le bilan territorial représente l’activité économique locale, tournée vers le tourisme, se traduisant par des valeurs plus basses.
En comparaison, certains territoires fortement industriels, comme la commune de Fos-sur-Mer, enregistrent des valeurs beaucoup plus hautes (477,5 tonnes de CO2eq en 2023 par habitant) malgré le fait que les activités locales soient réalisées au bénéfice d’une échelle beaucoup plus importante. À ce titre, il convient de prendre des précautions sur l’interprétation de ces chiffres, qui mettent en évidence l’absence d’activités polluantes.
Pour rappel, l’empreinte carbone moyenne d’un français, qui mesure les émissions (y compris importées), est évalué à moins de 10 tonnes de CO2 équivalent par an. L’infographie comparative du Service des données et études statistiques (SDES) entre les émissions territoriales d’un habitant et son empreinte carbone le met bien en évidence.
